
Petits trucs pour les parents
d’enfants atteints de maladie chronique
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Informez-vous sur la maladie et les traitements de votre
enfant
1. Apprenez le plus possible sur la maladie et les
traitements de votre enfant, et transmettez ces informations à votre enfant. Vous pourriez être surpris
par la capacité de compréhension des jeunes enfants. Très souvent ils
accepteront l’information plus facilement qu’un adulte.
2. Encouragez votre enfant à poser des questions, non
seulement à vous mais aussi aux médecins, infirmières et autres professionnels
de santé. Souvent, votre enfant posera des questions auxquelles vous n’aviez
pas pensé ou que vous pensiez être des questions « idiotes ».
3. N’essayez pas d’expliquer plus que votre enfant ne peut
comprendre, mais ne lui mentez pas et ne vous excusez pas pour les traitements
ou procédures qui pourraient être nécessaires. Une information simple et
directe aidera votre enfant à accepter ce qui se passe et à se préparer pour ce
qui est à venir.
4. Aidez votre enfant à comprendre que les médecins,
infirmières, assistantes sociales, diététiciens, personnels de laboratoire etc.
sont de son côté. Ils veulent tous aider votre enfant à se sentir mieux, même
si cela implique de lui faire subir des choses momentanément douloureuses ou
inconfortables.
5. L’Internet est une importante source d’information et de
soutien, bien que l’on y trouve aussi beaucoup d’informations fausses ou
partiellement inexactes. Si vous trouvez quelque chose à propos de la maladie
de votre enfant ou d’un traitement qui paraît nouveau, ou miraculeux, ou qui
vous semble mériter d’être discuté, imprimez-le et apportez-le à votre médecin
ou équipe de soin qui vous aideront à décider du bon et du mauvais.
Participez activement aux soins de votre enfant
1. Essayez de maintenir une routine quotidienne normale,
même au cours des hospitalisations.
2. Aidez votre enfant à se familiariser avec le bureau des
médecins, les hôpitaux et les laboratoires et à comprendre comment ils sont
utilisés. En aidant votre enfant à connaître ces endroits pleins d’instruments
et de machines étranges et effrayants, vous pouvez éliminer beaucoup de la peur
de votre enfant.
3. Soyez créatifs en trouvant des moyens de faire participer
votre enfant à ses propres soins. Il ou elle se sentira plus confiant si vous
lui en laissez l’opportunité aussi souvent que possible.
4. Donnez à votre enfant une chance d’exprimer ses
sentiments auprès de vous, d’un groupe de soutien ou d’un conseiller.
Si votre enfant doit suivre un régime alimentaire :
1. Demandez à votre équipe de soin de vous adresser à un diététicien
2. Même un enfant de 2 ou 3 ans peut comprendre le principe d’un
« régime » si on le lui explique simplement. Souvent, l’enfant se
plie plus facilement aux restrictions alimentaires qu’un adulte.
3. Faîtes établir par votre enfant une liste de ses aliments préférés et
présentez-la au diététicien pour savoir s’il est possible d’inclure ces
aliments dans le plan diététique ou si des substituts peuvent être trouvés.
4. Quoique vous fassiez, n’utilisez pas de système de récompense ou la force
pour faire manger votre enfant. Ces tactiques marchent rarement et transforment
le moment du repas en une expérience désagréable.
5. Si possible, préparez la même nourriture pour tous les membres de la
famille plutôt que de préparer des plats à part pour votre enfant qui suit un
régime. Réduire le sel, par exemple, peut être très bon pour la santé de toute
la famille.
Ne laissez pas le moment de la prise des médicaments vous
gâcher la journée
1. Une attitude claire et tranchée est la meilleure
stratégie pour faire prendre à votre enfant ses médicaments. Même les plus
petits peuvent avaler n’importe quoi, même si ça a mauvais goût, du moment
qu’ils savent qu’ils n’ont pas le choix. Soyez ferme et ne marchandez pas.
2. Un bon truc avec les bébés et les jeunes enfants est
d’utiliser une seringue pour administrer les médicaments. Non seulement cela
vous permet de mesurer plus précisément la dose du médicament mais cela vous
permet aussi d’introduire le liquide directement dans la bouche de l’enfant au
lieu de devoir utiliser une cuillère (associée à la nourriture) ou une tasse à
médicament. Ainsi, votre enfant n’a pas à sentir l’odeur du médicament en plus
d’en avoir le goût. Vous pouvez trouver ces seringues à médicaments en
pharmacie.
3. Votre enfant n’a pas le choix de prendre ou non les
médicaments (et souvent, dans la cystinose, il ou elle n’a pas le choix du
moment) qui lui ont été prescrits, mais vous pouvez lui laisser le choix de
l’endroit. Une fois que le choix est fait, établissez un programme et
tenez-vous-y. Les moments désagréables sont plus faciles à passer si vous savez
quand il va falloir y aller et ne repoussez pas le moment.
4. Parfois les médicaments doivent être pris avec les repas,
mais ne les donnez pas à table où l’enfant mange. Trouvez un endroit qui ne
soit pas associé à la nourriture et au fait de manger, tel que le salon ou
votre enfant est distrait par son émission de télé préférée.
5. Une autre stratégie pour la prise des médicaments est
l’eau plate ordinaire. Si votre enfant est sous restriction de boisson, l’eau
peut être l’une des choses qu’il ou elle voudrait avoir plus que tout autre.
Beaucoup d’enfants qui ont de « l’expérience » dans la prise de
médicaments choisiront des aliments ou des boissons spécifiques qui les aident
au moment de la prise.
A l’école, avec ses camarades
1. Si votre enfant est en âge d’aller à l’école, renseignez les membres de
l’équipe enseignante et d l’administration sur la maladie de votre enfant, sur
les traitements qu’il prend et sur toute restriction alimentaire qu’il doit
suivre ou sur les activités sportives auxquelles il ne peut pas participer.
Faites leur savoir que votre enfant a besoin d’aller plus souvent aux toilettes
que les autres mais qu’il ne doit pas être interdit d’accès à l’eau. Donner
leur une lettre de votre médecin ou tout autre support qui pourrait les
renseigner sur la maladie de votre enfant.
2. L’école est une part importante dans la vie de votre enfant. S’il doit
s’absenter souvent à cause de la maladie, vous pouvez demander avec l’aide du
système scolaire de votre enfant à ce qu’il reçoive ses cours à domicile
jusqu’à ce que sa santé soit stable.
3. Planifiez du temps que votre enfant pourra passer avec des amis de son âge.
Un enfant qui a des problèmes médicaux se retrouve souvent entouré d’adultes
soignants, il a donc besoin d’avoir l’opportunité de jouer et de communiquer
avec ses camarades. Même un enfant qui suivrait ses cours à la maison peut
avoir des amis après l’école !
4. Si l’apparence de votre enfant est différente de celle des autres à cause
de sa maladie ou de son traitement, cela peut entraîner des moqueries de la
part de ses camarades. Aidez votre enfant à trouver la manière appropriée de
répondre à ces moqueries et de parler plus facilement de sa maladie à ses
camarades. (Certains enfants apprécient d’être « experts » de leur
maladie, et leurs amis seront impressionnés !)
Les frères et sœurs
1. Parlez à vos autres enfants aussi honnêtement que
possible de la maladie de leur frère ou sœur. Il vaut mieux pour eux de se
sentir inclus dès le début plutôt que d’avoir l’impression de quelque chose
d’affreux s’ils l’apprenaient lors d’un problème aigu ou lors d’une
hospitalisation.
2. Ménagez un temps pour faire quelque chose d’amusant avec
chacun (même si ce n’est qu’une petite sortie à deux jusqu’à l’épicerie du
coin)
3. Si les frères et sœurs peuvent participer aux soins,
encouragez-les comme prenant part à la routine familiale. Mais comprenez qu’ils
refusent parfois ou qu’ils se sentent en colère ou jaloux.
4. Donnez leur une chance d’exprimer leurs sentiments auprès
de vous, d’un groupe de soutien ou d’un conseiller
1. L’organisation aide ! Divisez les différents soins et voyez ceux que vous pouvez
déléguer à d’autres ou éviter, au moins occasionnellement.
2. Prenez du temps pour vous-même et votre conjoint. Il vaut
mieux se sentir coupable de laisser votre enfant à l’hôpital ou sous la
surveillance de quelqu’un d’autre temporairement plutôt que d’en vouloir à
votre enfant !
3. Demandez de l’aide pour pouvoir prendre du repos, avant d’atteindre un point de fatigue sans
retour.
Partagez votre expérience avec d’autres
1. Ne vous laissez pas isoler. Parlez avec votre équipe
soignante et avec les familles d’enfants atteints de la même maladie. Il existe
des groupes de soutien dans la plupart des centres médicaux ainsi que des
forums sur Internet qui se concentrent sur des maladies spécifiques ou sur
comment s’occuper d’enfants ayant des besoins particuliers.
2. Si vous et votre enfant avez vécu avec la maladie depuis
pas mal de temps, vous pourriez vous présenter comme volontaire pour rencontrer
des familles d’enfants récemment diagnostiqués ou qui viennent de commencer le
traitement.
3. N’hésitez pas à demander aux membres de votre famille et
à vos amis un peu d’aide, ne serait-ce que pour du baby-sitting ou pour
discuter. Très souvent, ils ne désirent qu’une seule chose : vous aider,
mais ne savent pas comment et attendent seulement que vous leur demandiez un
coup de main. Partager votre expérience vous aidera à trouver des moyens
d’avancer avec la maladie.
Avec
l’aimable autorisation du CRN http://www.cystinosis.org/
Traduction
par Anne-Claire Panisset