AVANCEMENT
DES TRAVAUX SUR LA CYSTINOSE AU NIH
Dr William A.
Gahl, MD, PhD, Section de
Génétique Humaine Biochimique, Branche des maladies Héréditaire,
NIH, Bethesda, Maryland, USA
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Les études commencées voilà plus de 20 ans se poursuivent et ont
récemment donné lieu aux observation suivantes. En premier lieu, le traitement
oral au long cours par la cystéamine permet de
retarder d’au moins 10 ans l’âge moyen auquel la transplantation rénale est
nécessaire. Un certain nombre de comptes rendus, encore anecdotiques, font état
d’une bonne fonction rénale et d’une taille correcte chez des patients qui ont
atteint l’âge de 20 ans. En second lieu, l’analyse des mutations a mis en
évidence un certain nombre de mutations du gène CTNS.
Lorsque les deux mutations sont « sévères », elles entraînent une cystinose néphropathique. Lorsque
l’une d’entre elle est « sévère » et l’autre « modérée »,
elles provoquent une cystinose intermédiaire ou
oculaire pure. Enfin, le développement d’un collyre à la cystéamine
est en voie d’obtenir une autorisation de mise dur le marché aux Etats-Unis,
qui nous l’espérons sera suivi d’une autorisation européenne.